

Antoine Martinet dit Mioshe occupe une place singulière dans le paysage des arts visuels, à la croisée de la peinture traditionnelle, héritière de l’histoire de l’art, et d’une pratique murale urbaine issue du graffiti.
À la fois paysagère et parfois cartographique, ses compositions peuvent faire penser à certaines peintures de la Renaissance Flamande, aux archétypes de la Grèce Antique ou encore à l’Egypte Ancienne.
Ces voyages à travers les époques lui permettent de mettre en lumière des sujets sensible notamment dans son travail de tapisseries ou de peintures sur jarres.
La consommation des ressources naturelles, les zones à défendre ou encore les rapports de dominations en société sont autant de thèmes que l’artiste tente d’aborder à travers ses oeuvres.
Antoine Martinet est aussi DJ, il évolue depuis 20 ans dans la sphère des musiques électroniques en marges. Le territoire breton liée à la fête depuis les traditionnels Fest Noz jusqu’aux raves techno, devient une puissante source d’inspiration donnant naissance au cycle Breizh Disuj a viskoazh. (Bretagne résistante depuis toujours.)
Cette thématique fête et résistance se déploie avec le Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne sur les temps forts Underground, les danses de la marge et s'étire ensuite plus largement sur l’histoire des luttes au sein de ce territoire.
Le Musée de Bretagne lui acquiert une jarre intitulée Dalc’h Peg Plogon, sorte de faux vestige relatant la lutte antinucléaire à Plogoff dans les années 1970, ainsi qu’une cartographie géante du territoire et une série de dessins muraux en relation avec les collections du musée.
Plus largement Mioshe développe un travail de peinture mural dans l’espace public étroitement liée à l’histoire des territoires. Depuis ses récents travaux à Bayonne en lien avec les collections des statues antiques du Musée Bonnat-Hélleu pendant le festival d’art urbain Point de Vues, en passant par la dénonciation de la répression policière lors de son passage en Roumanie au bord de la mer noire, ou encore lors d’une réalisation libre en hommage au tissages Azilal dans un fort abandonné au Maroc, Mioshe tente d’entrer en résonance avec le contexte dans lequel il peint, l’architecture, les paysages et les différentes histoires qui traversent les lieux.
Antoine Martinet, known as Mioshe, holds a unique place in the visual arts landscape, standing at the intersection of traditional painting—rooted in art history—and urban muralism born of graffiti.
His compositions, which are at once landscapes and sometimes maps, evoke the works of the Flemish Renaissance, the archetypes of Ancient Greece, and the imagery of Ancient Egypt.
These journeys across eras allow him to highlight sensitive subjects, particularly in his work with tapestries and paintings on large earthenware jars. Themes such as the consumption of natural resources, contested territories ("zones to defend"), and societal power dynamics are central to the artist's work.
Antoine Martinet is also a DJ who has spent twenty years active in the underground electronic music scene. The region of Brittany—with its rich history of celebration, ranging from traditional *Fest-Noz* gatherings to techno raves—serves as a powerful source of inspiration, giving rise to the *Breizh Disuj a viskoazh* series ("Brittany: Forever Resistant").
This theme of celebration and resistance is explored in collaboration with the Centre Chorégraphique National de Rennes et de Bretagne, focusing on the festival underground, Les danses de la marge" before expanding to encompass the broader history of social struggles in the region.
The Museum of Brittany located in Rennes has acquired a jar by the artist titled *Dalc’h Peg Plogon*—a pseudo-artifact recounting the anti-nuclear protests in Plogoff during the 1970s—as well as a giant map of the region and a series of wall drawings created in dialogue with the museum's collections.
More broadly, Mioshe creates mural paintings in public spaces that are deeply connected to the history of the local landscape. From his recent work in Bayonne—engaging with the Musée Bonnat-Hélleu’s collection of ancient statues during the *Point de Vues* urban art festival—to denouncing police repression while visiting the Black Sea coast in Romania, or creating a spontaneous tribute to Azilal weaving in an abandoned Moroccan fort, Mioshe seeks to resonate with the context in which he paints: the architecture, the landscapes, and the various histories that permeate these places.